Ambassadeur, Nicolas l’est à plus d’un titre.
Il l’est avant tout —et à jamais— en tant que premier participant PIE (une année scolaire aux États-Unis) et, de ce fait, adhérent n° 1 de l’association.
C’était en 1981, date de la création de PIE ! Notre pionnier s’envolait en août cette année-là, direction Walla Walla, dans l’état de Washington, en compagnie de onze autres participants. Ce premier cru (ou première promo PIE) était encadré par Laurent Bachelot, délégué général historique et aujourd’hui président de notre association.
L’eau depuis a coulé sous les ponts : PIE a grandi, s’est transformé en petite institution, reconnue dans son domaine d’intervention. Nicolas, de son côté, a roulé sa bosse, avec talent et persévérance, à n’en pas douter, puisqu’il a atteint les plus hautes sphères de l’administration et de la diplomatie. Relevons, entre autres et pour baliser son parcours, ses attributions principales : attaché d’ambassade à Bucarest ; administration centrale des Affaires Stratégiques (sécurité et désarmement) ; deuxième secrétaire à Varsovie ; adjoint au porte-parole du ministère des Affaires étrangères ; Premier secrétaire à Prague ; Premier conseiller à Moscou ; auditeur de l’Institut diplomatique et consulaire ; Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Minsk ; envoyé spécial pour la Biélorussie… et aujourd’hui… Ambassadeur de France au Suriname…
Ambassadeur, Nicolas l’est donc devenu, de fait et au sens premier du terme !
Il convient, pour clore le tableau, de préciser que la famille de Nicolas fut également la première famille d’accueil de PIE, puisqu’en l’absence de leur fils, elle avait reçu, dès 1981, un jeune Japonais, tout premier participant “Accueil” de l’association.
45 ans après son départ avec PIE, notre n°1 a accepté de participer au traditionnel “Parcours d’anciens” de 3.14. L’occasion pour notre journal de boucler, sur le papier, une boucle de 126 numéros, de saluer ce parcours pour le moins prestigieux, dont notre association —même si elle n’y est pas pour grand-chose— est particulièrement fière, l’occasion surtout d’honorer une bien belle Ambassade !

Prénom : Nicolas
Nom : DE LACOSTE
Nationalité : Français
Promo : 1981
Destination : Walla Walla, Washington State, USA
Situation actuelle : Ambassadeur de France au Suriname
Pourquoi je suis parti un an une année aux États-Unis en 1981 et pourquoi avec PIE ?
Ayant réussi l’épreuve du baccalauréat assez tôt, il me semblait utile de partir un an à l’étranger avant de débuter des études d’anglais à la Sorbonne. Ma motivation était donc largement d’ordre linguistique. Prendre le large depuis Massy, repartir à l’étranger où j’avais vécu dans mon enfance. Je souhaitais aussi découvrir ce grand pays que sont les États-Unis d’Amérique ! Quant au choix de PIE, il nous avait été recommandé par des amis de mes parents qui connaissaient certains des organisateurs de cette association prometteuse…
Mon année PIE aux États-Unis en deux mots
« FLAG SALUTE » — Tous les matins, mon voisin en classe d’histoire américaine, dealer d’amphétamines alignait ses gélules devant sa table avant de les avaler avec de grandes rasades de Coca-Cola ou de Seven-Eleven
LES COURSES AU SUPERMARCHÉ EN PLEINE SOIRÉE !
Une anecdote sur le séjour
Une visite du pénitencier local dans le cadre de notre cours de sociologie (passionnant) auquel il me revient souvent de penser tant elle m’a marqué.
Mes Études, mon Parcours abrégé depuis le séjour, ma situation professionnelle actuelle
Études d’anglais, de russe et de polonais, je suis à quelques années de prendre une retraite espérons-le méritée !
En quoi consiste mon travail ?
Je suis aujourd’hui diplomate, je représente la France dans un petit pays d’Amérique du sud, le Suriname. J’ai également été en poste dans de plus grands pays tels la Russie ou la Pologne. Paradoxalement, je n’ai jamais été envoyé dans des pays anglophones.
Mon travail consiste à défendre les intérêts des entreprises françaises ainsi que ceux de nos ressortissants quand ils se retrouvent en difficulté. Nous assurons également un travail d’information de nos autorités sur l’actualité du pays dans lequel nous sommes en poste, et d’information des autorités locales sur les positions françaises sur tous les grands sujets. Mon métier me passionne, je peux vite devenir intarissable !
En quoi peut-on encore établir un lien entre mon activité et mon séjour ?
L’anglais me sert sur une base quotidienne. La connaissance des Etats-Unis que j’ai acquise à l’époque dans une toute petite ville, Walla Walla, me sert en permanence.
Relation à PIE, image que j’ai de PIE à l’époque ? Ce qu’il en reste aujourd’hui ?
Organisme efficace et bienveillant, sympathique, un peu désorganisé car nouveau sur le terrain à Walla Walla… J’espère que votre anniversaire va me permettre de me mettre à jour…
Est-ce qu’il m’est arrivé de suivre de près ou de loin l’activité de PIE ?
Hélas mes très fréquents déménagements (plus d’une quinzaine) et mes activités aujourd’hui ne me laissent guère de temps libre.
Si je n’étais pas parti avec PIE…?
Je n’aurais certainement pas la même compréhension des États-Unis que celle que j’ai aujourd’hui. J’ai du mal d’ailleurs à reconnaitre dans le pays généreux que j’ai connu entre 1981 et 1982, les informations et images qui nous en parviennent actuellement. Je pense que j’aurais quand même fait les mêmes études et aurais tenté le métier de diplomate.





